De manière générale, plus le registre de langue est soutenu, plus le taux de réalisation du e est élevée, et à l’inverse, plus le registre est informel/familier, plus le taux de réalisation du e tend à être bas. Toutefois, il faut se rappeler que le e graphique final de polysyllabe est systématiquement non réalisé dans toutes les variétés non méridionales (en dehors du cas particulier de la poésie classique, où les e finals sont prononcés pour des raisons métriques).

Le style de lecture est celui qui suscite des prononciations qui se rapprochent le plus de la graphie. De manière générale, les e finals sont généralement non réalisés après consonne seule (ex : commune) et tendent à être réalisés après un groupe de consonnes (ex: ministre), surtout si règle des des trois consonnes est appliquable (ex : Marc Blanc) ; le e internes (ex : bêtement) tendent à ne pas être réalisés, et les e de monosyllabe (ex : je, te) en syllabe initiale de polysyllabe (ex: chemise) tendent à être réalisés. 

Dans la conversation familière, on observe une tendance générale à une moindre réalisation de e caducs, notamment dans les monosyllabes et début de polysyllabe où ils ont tendance à être maintenus dans les registres plus soutenus. Ce registre s’accompagne également d’une plus forte tendance à la simplification des groupes consonantiques finals. 

 

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