Fiche pédagogique 2 : Bonnes manières et politesse

Bonnes manières et politesse

Public

Adolescents et adultes de niveau B1 – B2

Objectifs

Tâche : compréhension orale d’une conversation autour des bonnes manières et de la politesse

Discours : approche des marques de l’oral spontané

Matériel PFC

Extraits de conversation libre – code locuteur PFC : 75 cab1lg (Paris)

Durée : 1’22 [288.97, 370.96] et 1’19 [370.96-450.14]

Thèmes

Les bonnes manières selon les situations ; comportements et vie sociale

Type de français

Français parisien, locutrice de plus de 80 ans

Ecoute globale du document

 

Lisez les questions ci-dessous. Ecoutez l’enregistrement, puis répondez.

 

 

1. Combien de personnes entendez-vous ?

2. Quelle est l’ambiance de cette conversation ?

3. Que pouvez-vous dire sur l’âge des locuteurs ?

 

4. La répartition du temps de parole est-elle équilibrée ? Qui parle le plus ?

5. Quel est le sujet de la conversation ?

Ecoute détaillée du document

Lisez les phrases ci-dessous. Réécoutez l’extrait, puis associez les débuts et les fins des phrases des deux colonnes :

1. L’acquisition du français…

 

a. …il faut respecter certaines règles.

2. Dans une conversation informelle…

b. …il faut rester poli : parler avec tout le monde.

 

3. Dans un cadre officiel…

c. …il faut rester en retrait, il ne faut pas se précipiter sur les gens.

 

4. Dans un dîner…

d. …on est en confiance et détendu.

 

5. Dans les musées…

e. …se fait naturellement.

 

Transcription

1. Complétez la transcription ci-dessous.

 

A : Non l’acquisition du français je crois qu’elle s’est faite, tout naturellement quoi. Mais si vous voulez, là je parle avec vous très et très……………., si j’étais avec des…………… euh, euh pfff je ne sais pas comment vous dire.

E : Dans un cadre euh offic/ enfin plus……………, dans un cadre……………, plus…………comme ça vous aurez.

A : Oui, non on est quand même, on fait pas, on fait pas le singe, mais on est quand même pas pareil, c’est certain. Parce que de toutes façons faut l/ rester un peu en retrait, on va se précipiter sur les…………., ça ne va pas. Bon, si on vous…………… les……………., on……………, on parle, il se trouve qu’on a des terrains d’entente, il se trouve aussi qu’on en a aucun, voyez c’est, bon. Et puis dans un……………. c’est pareil, il y a quand même sans être conformiste, si on a un voisin charmant et passionnant faut quand même parler à l’autre à un moment parce que sans ça c’est pas très………… voyez, c’est pas les mêmes choses euh. C’est pas la même façon mais, mais euh. Moi je crois qu’il faut ……………un/ un certain……………. quand même. On peut pas être toujours en (XX) des………… ça puis tout ça se perd aussi d’ailleurs hein. Oui, mais ça dépend aussi dans quel domaine, par exemple dans le domaine des……………., ça se perd pas du tout hein. Pas du tout. Non. Toujours très courtois, toujours très, comme il faut euh, même les…………… qui sont gais et qui, qui aiment dire des, des choses drôles euh, euh.

2. Après avoir corrigé l’exercice 1., dites quelle est la signification de :

« Rester en retrait »

« Avoir des terrains d’entente »

« Etre conformiste »

« Garder un certain naturel »

« Etre courtois »

 

Marques de l’oral spontané

1. Observez la transcription. La lecture n’est pas toujours facile : pourquoi ? En quoi diffère la transcription de cet extrait d’un texte écrit (p. ex. un article de journal) ?

 

2. Lisez la transcription et repérez les marques du discours oral spontané.

 

A : Non, l’acquisition du français je crois qu’elle s’est faite, tout naturellement quoi. Mais si vous voulez, là je parle avec vous très en confiance et très détendue, si j’étais avec des gens euh, euh pfff je ne sais pas comment vous dire.

E : Dans un cadre euh offic/ enfin plus formel, dans un cadre officiel, plus formel comme ça vous aurez.

A : Oui, non, on est quand même, on fait pas, on fait pas le  singe, mais on est quand même pas pareil, c’est certain. Parce que de toutes façons faut l/ rester un peu en retrait, on va se précipiter sur les gens, ça ne va pas. Bon, si on vous présente les gens, on se présente, on parle, il se trouve qu’on a des terrains d’entente, il se trouve aussi qu’on en a aucun, voyez c’est, bon. Et puis dans un dîner c’est pareil, il y a quand même sans être conformiste, si on a un voisin charmant et passionnant faut quand même parler à l’autre à un moment parce que sans ça ce est pas très poli voyez, c’est pas les mêmes choses euh. C’est pas la même façon mais, mais euh. Moi, je crois qu’il faut garder un/un certain naturel quand même. On peut pas être toujours en (XX) des règles ça puis tout ça se perd aussi d’ailleurs hein. Oui, mais ça dépend aussi dans quel domaine, par exemple dans le domaine des musées, ça se perd pas du tout hein. Pas du tout. Non. Toujours très courtois, toujours très, comme il faut euh, même les gens qui sont gais et qui, qui aiment dire des, des choses drôles euh, euh.

 

3. Dans un deuxième temps remplissez le tableau ci-dessous.

 

Absence de « ne » dans les phrases négatives

 

Absence de « il »

 

Présence de « petits mots » et de certaines séquences : mais, bon, ben, hein, et, mais enfin, puis, je (ne) sais pas, tu sais/vous savez etc.

 

 

Hésitations

        présence de « euh »

        répétitions

        mots inachevés

        pauses

 

Phrases inachevées

 

Répétitions du sujet

La présence des tournures « à présentatif » : c’est/ce n’est pas, il y a, on a, vous avez etc.

 

 

Réécriture : de l’oral à l’écrit

 

Inspirez vous de la transcription afin de rédiger un « manuel de bonne conduite » à la troisième personne.

 

 

De l’écrit à l’oral

 

Lecture de la transcription

 

Lisez la transcription ci-dessous (suite de la conversation précédente) puis résumez en quelques phrases ce que vous avez compris de cette transcription en prenant soin d’éviter les marques de l’oral spontané :

 

A : Il reste quand même euh, ça, ça déforme un peu si vous voulez,

E : Oui.

A : Parce que pendant vingt ans quand vous avez été dans cette ambiance, et que, vous vous apercevez qu’à côté euh, c’est plus du tout pareil, ça fait un drôle d’effet parce que euh. Ce sont des gens qui vous demandent de faire un travail mais ils vous le demandent, gentiment, poliment, euh, c’/ c’est, c’est des ambiances différentes, on peut pas dire. Alors on va pas ch/, on va pas changer de personnalité mais, euh faut f/ un peu s’adapter quoi.

E : Hum, hum.

: Mais, i/ euh. Je crois qu’avec les jeunes, il y a beaucoup de gens par exemple de mon âge qui sont encore assez, coincés comme on dit, maintenant,

E : Hum, hum.

A : Mais qui, avec les jeunes sont bien obligés de, de s’y mettre un peu.

E : Oui.

A : De voir d’autres gens, de, de euh voyez, de voir du monde. Puis il y a quand même la grosse masse des gens qui travaillent, qui ont des affaires, qui sont je vous dis, qui sont médecins ou quoi, bon tous ces gens là, ça, euh, c’est plus sympathique finalement parce que des gens qui sont vraiment dans la vie, mais. (hésitation) Il y a encore un. Il y a encore des gens qui vivent trop dans le passé en France mais c’est très, très, très fréquent en France, pas seulement euh, des gens qui, qui restent dans leur petit rond, mais parce que les gens adorent parler famille,

E : Oui.

A : Et ils aiment bien l’histoire en général.

E : Hum, hum.

 

 

 

 

 

Ecoute de l’enregistrement

 

Ecoutez l’enregistrement sans la transcription et prenez des notes. Puis complétez le tableau ci-dessous et argumentez vos choix :

 

Facteurs

 

Impact positif sur la vie sociale

Impact négatif sur la vie sociale

Etre adaptable

 

 

Etre « coincé »

 

 

Avoir un travail

 

 

Etre sans profession

 

 

Vivre dans le passé

 

 

Se limiter à son cercle amical et familial

 

 

 

 

Devoir

 

Exercice d’imagination : décrivez en quelques phrases la dernière soirée étudiante à laquelle vous avez participé (ce que vous avez mangé, les lieux où vous êtes sortis, ce que vous et vos amis portaient comme vêtements, vos conversations, la musique que vous écoutiez…).

Puis imaginez les réactions si ces évènements avaient été vécus par :

       une personne âgée

       une mère de famille

       un trentenaire célibataire

       un enfant