Journées FLORAL-(I)PFC 2018

Programme
Journées FLORAL-(I)PFC 2018 : Contact de langues et (inter)phonologie de corpus

Colloque organisé par

Helene N. Andreassen, UiT Université arctique de Norvège (helene.n.andreassen@uit.no)
Isabelle Racine, Université de Genève (isabelle.racine@unige.ch)
Martin Krämer, UiT Université arctique de Norvège
Sylvain Detey, Université Waseda
Chantal Lyche, Université d’Oslo
Olivier Baude, Université Paris Nanterre/HUMA-NUM
Marie-Hélène Côté, Université de Lausanne
Julien Eychenne, Hankuk University of Foreign Studies
Elissa Pustka, Université de Vienne

En collaboration avec

Centre Universitaire de Norvège à Paris, CUNP
FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME
54, Boulevard Raspail, 75006 Paris, Tél. 01404865
https://www.paris.uio.no/francaise/
https://www.facebook.com/CUNPFMSH/

Université de Genève, Suisse
http://www.unige.ch

Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique
http://www.snf.ch

Jeudi 22 novembre
Thème : Contact de langues

Lieu : FMSH, 54, Boulevard Raspail, Paris 6, Salle A-BS1-28

10h00–10h15 : Accueil

10h15–10h30 : Mot de bienvenue

10h30–11h00 : (communication annulée) Taha El Hadari (U. of Bayreuth, Allemagne & BIGSAS) & Yamina El Kirat (Mohammed V U., Maroc & BIGSAS). « The attitude of youths on the status of Amazigh in the urban context »

11h00–11h30 : Shigeko Shinohara (LPP CNRS/U. Sorbonne-Nouvelle, France) & Masako Fujimoto (Waseda U., Japon). « ‘Central’, or ‘fricative’, vowel in the Ikema dialect of Miyako Ryukyuan : Acoustic and real-time MRI analyses » (pdf)

11h30–12h00 : Philippe Boula de Mareüil, Frédéric Vernier & Albert Rilliard (LIMSI-CNRS, France). « Atlas sonore des langues régionales et minoritaires de France » (pdf)

12h00–14h00 : DÉJEUNER

14h00–15h00 : Conférence plénière Marie-Hélène Côté (U. de Lausanne). « Contact de langues et de variétés dans le corpus PFC » (pdf)

15h00–15h30 : Jeff Tennant (U. Western Ontario, Canada). « Rythme prosodique dans les deux langues dans une situation de contact à la lumière des données de PFC Ontario » (pdf)

15h30–16h00 : PAUSE

16h00–16h30 : Jamie Root (New York U., États-Unis). « On the phonological non-integration of English-origin lexical verbs in Louisiana French » (pdf)

16h30–17h00 : Yannick Bosquet-Ballah (U. of Mauritius, République de Maurice). « ‘Francréole’, français ‘potis’, alternance codique, interlecte ? Identification et analyse des formes linguistiques métissées à l’oral en contexte mauricien »

17h00–17h15 : Isabelle Racine (U. de Genève), Marie-Hélène Côté (U. de Lausanne), Alexei Prikhodkine (U. de Genève), Marinette Matthey (U. Grenoble Alpes) & Jean-Pierre Chevrot (U. Grenoble Alpes). « Le rôle de la frontière franco-suisse sur la prononciation du français : Présentation du projet » (pdf)

17h15–17h30 : Clôture

Vendredi 23 novembre
Thème : Phonologie du français L1

Lieu : FMSH, 54, Boulevard Raspail, Paris 6, Salle A-BS1-28

10h00–10h15 : Mot de bienvenue

10h15–10h45 : François Poiré (U. Western Ontario, Canada). « Le schwa comme marqueur stylistique dans un corpus de séries télévisées doublées au Québec et en France » (pdf pas disponible)

10h45–11h15 : Gasparde Coutanson (MoDyCo – UMR 7114 & U. Paris Nanterre, France) : « La liaison dans les tops 1 francophones de métropole (1956-2017) » (pdf)

11h15–11h45 : Shureka Nyawalo (College of Wooster, États-Unis). « Aspects sociolinguistiques du schwa final en conversation à Bordeaux » (pdf)

11h45–12h15 : Dominique Nouveau (U. Radboud de Nimègue, Pays-Bas). « Dans le sillage de Maurice Grammont. L’e caduc dans le corpus PFC » (pdf)

12h15–14h15 : DÉJEUNER

14h15–15h00 : Conférence plénière Jacques Durand (U. Toulouse – Jean Jaurès, France) & Chantal Lyche (U. d’Oslo, Norvège). « Le développement de la nasale palatale en français : Paul Passy vs Johan Storm » (pdf)

15h00–15h30 : Helene N. Andreassen (UiT U. arctique de Norvège, Norvège). « La diérèse en français suisse : Esquisse d’un projet » (pdf)

15h30–16h00 : George Christodoulides (Service de Métrologie et des Sciences du langage, U. de Mons, Belgique). « Nouvelles pistes de recherche avec l’alignement automatique et des annotations supplémentaires du corpus PFC » (pdf)

16h00–16h15 : PAUSE

16h15–17h45 : Réunion interne FLORAL-(I)PFC (uniquement pour les membres de la direction)

Samedi 24 novembre
Thème : Phonologie du français L1

Lieu : Université Paris Diderot, 5, rue Thomas Mann, Paris 13, amphi 3B (itinéraire)

10h00–10h30 : Janine Berns (U. Radboud de Nimègue, Pays-Bas). « Une esquisse des voyelles basses en français européen » (pdf)

10h30–11h00 : Marie-Hélène Côté & Mélanie Lancien (U. de Lausanne, Suisse). « L’opposition faites-fête en français laurentien » (pdf)

11h00–11h30 : PAUSE

11h30–11h45 : Yuji Kawaguchi (Tokyo University of Foreign Studies, Japon). « Adaptation en japonais du volume ‘Les variétés du français parlé dans l’espace francophone’ » (pdf)

11h45–12h15 : Léa Courdès-Murphy & Jean-Michel Tarrier (U. Toulouse – Jean Jaurès, Laboratoire CLLE-ERSS, UMR CNRS 5263), France). « Grille thématique d’entretien, une proposition pour le programme PFC » (pdf)

12h15–12h30 : CLÔTURE

Lundi 26 novembre
Thème : Interphonologie du français

Lieu : FMSH, 54, Boulevard Raspail, Paris 6, Salle A-BS1-28

10h00-10h15 : Sylvain Detey (U. Waseda, Japon), Isabelle Racine (U. de Genève, Suisse) & Yuji Kawaguchi (TUFS, Japon). « Dix ans d’IPFC : brève rétrospective et perspectives de développement » (pdf)

10h15-10h45 : Isabelle Racine (U. de Genève, Suisse), Sylvain Detey (U. Waseda, Japon) & Helene N. Andreassen (UiT Université arctique de Norvège, Norvège). « Données IPFC : base et référencement bibliographique » (pdf)

10h45-11h05 : Sylvain Detey (U. Waseda, Japon), Maxime Le Coz (Archean Technologies, France), Lionel Fontan (Archean Technologies, France), Corentin Barcat (TUFS, Japon), Yuji Kawaguchi (TUFS, Japon), Hisae Akihiro (TUFS, Japon), Kaori Sugiyama (Seinan Gakuin U., Japon) & Nori Kondo (NUFS, Japon). « Annotations minimales multi-niveaux d’un corpus de parole spontanée d’apprenants japonais de FLE et traitement automatique : perspectives didactiques » (pdf)

11h05-11h25 : Lionel Fontan (Archean Technologies, France), Sylvain Detey (U. Waseda, Japon), Maxime Le Coz (Archean Technologies, France), Cécile Domin (U. de Pau et des Pays de l’Adour, France) & Françoise Hapel (U. de Pau et des Pays de l’Adour, France). « Vers une base lexicale phonétisée des référentiels du CECRL pour le FLE : Lexpro » (pdf pas disponible)

11h25-11h45 : Romain Isely (U. de Genève, Suisse). « L’acquisition du schwa par des apprenants germanophones et italophones : premières données du projet IPFC-Suisse » (pdf)

11h45-12h05 : Isabelle Racine, Marion Didelot & Romain Isely (U. de Genève, Suisse). « Le rôle de la durée de l’immersion sur l’acquisition de la compétence sociolinguistique : illustrations avec des données d’apprenants italophones de Suisse » (pdf)

12h05-14h00 : DÉJEUNER

14h00-15h00 : Conférence plénière : Christoph Gabriel (Johannes-Gutenberg-U. de Mainz, Allemagne). « L’apprentissage de la prononciation du FLE dans un contexte plurilingue : le cas des apprenants allemands-turcs » (pdf)

15h00-15h30 : Vanda Marijanovic (U. de Toulouse, France), Arnalda Dobric (U. de Zagreb, Croatie), Lidija Oreskovic-Dvorski (U. de Zagreb, Croatie), Jordan Bicanic (U. de Zagreb, Croatie), Maja Storga (U. de Zadar, Croatie) & Ivancica Bankovic-Mandic (U. de Zagreb, Croatie). « IPFC-BCMS (standard croate) : initiation du projet et présentation de l’équipe de travail interdisciplinaire » (pdf)

15h30-16h00 : Elissa Pustka, Linda Bäumler, Julia Forster & Julia Kamerhuber (U. de Vienne, Autriche). « Mesurer l’influence de la graphie: une comparaison des tâches de lecture et de répétition auprès d’apprenants autrichiens du français » (pdf pas disponible)

16h00-16h30 : PAUSE

16h30-17h00 : Laura Abou Haidar (U. Grenoble Alpes, France). « Quels indices acoustiques pour explorer l’opposition de voisement chez les apprenants syriens de FLE ? » (pdf)

17h00-17h30 : Frédéric Mourier & Damien Chabanal (U. Clermont Auvergne, France). « Confusions phonétiques et erreurs extragraphiques : représentations sonores et transcriptions des voyelles pour un public arabophone en cours de FLE » (pdf)

Mardi 27 novembre
Thème : Interphonologie du français

Lieu : FMSH, 54, Boulevard Raspail, Paris 6, Salle A-BS1-28

10h00-10h30 : Kathleen O’Brien & Jeff Tennant & (U. Western Ontario, Canada). « Le VOT dans le français parlé en Ontario : des apprenants aux locuteurs natifs » (pdf)

10h30-11h00 : Siri T. S. Sporsheim (U. de Bergen, Norvège). « La perception des voyelles nasales et des obstruantes voisées prononcées par des apprenants norvégiens » (pdf)

11h00-11h30 : Yizhi Huang (U. de Mons, Belgique), Véronique Delvaux (U. de Mons, Belgique), Li Jun-Kai (U. Sun Yat-Sen), Kathy Huet (U. de Mons, Belgique), Myriam Piccaluga (U. de Mons, Belgique), Guoxian Zhang (U. de Mons, Belgique) & Bernard Harmegnies (U. de Mons, Belgique). « Une étude de la prononciation du français par des apprenants sinophones » (pdf)

11h30-12h00 : Izabel Christine Seara, André Luis Leite de Menezes, Bárbara Fraga Góes (U. Fédérale de Santa Catarina, Brésil). « Voyelles nasales et groupes consonantiques du français produits par des Brésiliens : une étude acoustique » (pdf)

12h00-14h00 : DÉJEUNER

14h00-14h30 : Julie Decap (U. de Genève, Suisse). « La liaison dans la lecture adressée à l’enfant ou à l’apprenant » (pdf)

14h30-15h00 : Caterina Falbo (U. de Trieste, Italie), Marie-Christine Jamet (U. de Venise, Italie) & Michela Murano (U. Catholique de Milan, Italie). « La liaison chez les apprenants italophones de FLE : premiers résultats de l’analyse des conversations libres du projet IPFC-Italie » (pdf)

15h00-15h30 : Galina Boubnova & Elena Ratnikova (U. d’Etat Lomonossov de Moscou, Russie). « La liaison dans la parole spontanée des apprenants russophones de FLE (niveau intermédiaire avancé) » (pdf)

15h30-16h00 : PAUSE

16h00-16h30 : Carole Etienne & Emilie Jouin (ICAR, CNRS, France). « De l’étude des interactions à l’enseignement : exempliers, collections et mini cours » (pdf)

16h30-17h00 : Christian Surcouf & Alain Ausoni (U. de Lausanne, Suisse). « Cibler le français oral quotidien. Création d’un corpus annoté et d’une interface-usager pour l’enseignement-apprentissage du FLE » (pdf)

17h00-17h30: Elodie Oursel (U. Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, France). « Ecouter ou comprendre, ou comment donner les moyens aux apprenants de langue d’être des interlocuteurs compétents » (pdf)

17h30 : CLÔTURE

***

Appel à communications
Date de diffusion: 19 juin
Date limite: 15 september
(l’appel au format pdf)

                         

enquete-sma

PFC Martigny

L’enquête a été réalisée entre juillet et novembre 2011 à Martigny et dans ses environs. Les enregistrements ont été effectués par Amélie Claivaz et Céline Moulin, étudiantes valaisannes de l’Université de Neuchâtel, sous la direction d’Isabelle Racine (Université de Genève) et de Mathieu Avanzi (Université de Neuchâtel). Les transcriptions et codages ont été effectués par Pascal Montchaud et François Delafontaine (Université de Neuchâtel). Cette enquête a été réalisée grâce au financement de l’Université de Neuchâtel.

Martigny, commune situé dans le canton du Valais, est le chef-lieu du district de Martigny. Elle compte 17’837 habitants, ce qui en fait la deuxième ville du canton, après Sion, chef-lieu de ce même canton. Nichée dans le coude du Rhône, au cœur des Alpes valaisannes, Martigny est au carrefour de la France et de l’Italie, que l’on peut rejoindre aisément par des cols ou des tunnels. Le canton du Valais est bilingue, le Bas-Valais – où se situe Martigny – est francophone, comme 22.7% de la population suisse, alors que le Haut-Valais est quant à lui, germanophone, comme la majorité du pays (63%).

Les locuteurs de l’enquête vivent tous à Martigny ou dans un village environnant (Fully) où ils ont passé la majorité de leur vie. Ce sont des connaissances des deux enquêtrices et de leur entourage. Les enregistrements ont tous été réalisés au domicile des enquêtés, au moyen d’un enregistreur numérique et d’un micro externe. Les enregistrements sont tous d’une excellente qualité, permettant des analyses acoustiques fines.

Au protocole habituel du projet (liste de 94 mots, texte, entretien guidé et entretien libre entre deux enquêtés) ont été ajoutées 2 listes de 75 mots chacune (code des fichiers : ms et ms2). Celles-ci contiennent des phénomènes spécifiquement intéressants pour les variétés de Suisse romande (opposition de longueur en finale : roux-roue, ami-amie, bleu-bleue, carré-carrée ; opposition de longueur en interne : belle-bêle, m’aime-même ; voyelles médianes en finale : mot-maux, mettrai-mettrais ; germanismes : le fatre, le cratse ; diérèses : nuage, skier, bouée-buée, enfouir-enfuir), etc. En outre, le texte à lire comprend un paragraphe supplémentaire, utilisé également pour le point d’enquête de Nyon (Suisse romande) et en Belgique (code des fichiers : p).

Les 16 locuteurs se répartissent de la manière suivante :

  1. 9 femmes et 7 hommes.
  2. 3 tranches d’âge sont couvertes avec 4 locuteurs entre 20 et 26 (2 femmes et 2 hommes), 5 entre 32 et 47 ans (2 femmes et 3 hommes), 3 locuteurs entre 57 et 59 ans (2 femmes et 1 homme) et 4 entre 77 et 80 ans (3 femmes et 1 homme).
  3. 4 niveaux d’études : I = apprentissage (= formation d’une durée de 2, 3 ou parfois 4 ans, en entreprise avec un ou deux jours par semaine de cours dans une école professionnelle) plutôt technique, II = apprentissage orienté commerce/bureau, III = maturité et IV = études universitaires.

L’enquête comprend 4 locuteurs de niveau I, 4 de niveau II, 1 de niveau II-III, 4 de niveau III et 3 de niveau IV.

enquete-sca

PFC Neuchâtel

L’enquête a été réalisée de janvier 2009 à septembre 2011 à Neuchâtel et dans ses environs. Les enregistrements ont été effectués par Nathalie Bühler, étudiante neuchâteloise des universités de Neuchâtel et de Genève, sous la direction d’Isabelle Racine (Université de Genève), également neuchâteloise. Les transcriptions et codages ont été effectués par Nathalie Bühler, Jean-Paul Philippe, Françoise Zay, Helene N. Andreassen (Université de Tromsø) et I. Racine. Cette enquête a pu être réalisée grâce au financement de l’Université d’Oslo.

Neuchâtel, chef-lieu du canton de Neuchâtel, compte, avec les communes avoisinantes, 86’000 habitants. Elle est située au pied du massif du Jura, sur les rives du lac de Neuchâtel, plus grand lac entièrement suisse, d’une superficie de plus de 220km2. Le français, parlé par 20.4% de la population en Suisse, est la langue officielle unique du canton. De tradition horlogère depuis le 18ème siècle, le canton de Neuchâtel concentre un tiers des emplois de l’industrie horlogère nationale.

Les locuteurs de l’enquête vivent tous à Neuchâtel ou dans des villages environnants (Colombier et Corcelles) où ils ont passé la majorité de leur vie. Ce sont des connaissances de l’enquêtrice et de la responsable d’enquête et de leur entourage. Les enregistrements ont tous été réalisés au domicile des enquêtés, au moyen d’un enregistreur numérique et d’un micro externe. Les enregistrements sont tous d’une excellente qualité, permettant des analyses acoustiques fines.

Au protocole habituel du projet (liste de 94 mots, texte, entretien guidé et entretien libre entre deux enquêtés) ont été ajoutées 2 listes de 75 mots chacune (code des fichiers : ms et ms2). Celles-ci contiennent des phénomènes spécifiquement intéressants pour les variétés de Suisse romande (opposition de longueur en finale : roux-roue, ami-amie, bleu-bleue, carré-carrée ; opposition de longueur en interne : belle-bêle, m’aime-même ; voyelles médianes en finale : mot-maux, mettrai-mettrais ; germanismes : le fatre, le cratse ; diérèses : nuage, skier, bouée-buée, enfouir-enfuir), etc. En outre, le texte à lire comprend un paragraphe supplémentaire, utilisé également pour le point d’enquête de Nyon (Suisse romande) et en Belgique (code des fichiers : p).

Les 13 locuteurs se répartissent de la manière suivante :

  1. 7 femmes et 6 hommes.
  2. 3 tranches d’âge sont couvertes avec 4 locuteurs entre 27 et 35 (2 femmes et 2 hommes), 5 entre 42 et 54 ans (3 femmes et 2 hommes) et 4 entre 67 et 78 ans (2 femmes et 2 hommes).
  3. 4 niveaux d’études : I = apprentissage (= formation d’une durée de 2, 3 ou parfois 4 ans, en entreprise avec un ou deux jours par semaine de cours dans une école professionnelle) plutôt technique, II = apprentissage orienté commerce/bureau, III = maturité et IV = études universitaires.

L’enquête comprend 2 locuteurs de niveau I, 3 de niveau II, 5 de niveau III et 3 de niveau IV.

enquete-sga

PFC Genève

L’enquête a été réalisée en hiver 2002-2003 à Genève et dans ses environs. Les enregistrements ont été effectués par 4 étudiant-e-s de l’Université de Genève. Les transcriptions et codages ont été effectués par Kristin Skauge et Chantal Lyche (Université d’Oslo), Helene N. Andreassen (Université de Tromsø) et Isabelle Racine (Université de Genève).

Genève, chef-lieu du canton du même nom, est située à l’extrémité ouest du Lac Léman. En juin 2017, elle comptait 202’144 habitants, ce qui en fait la 2ème ville la plus peuplée de Suisse après Zurich. Avec 23 organisations internationales et plus de 250 ONG, Genève est la ville qui accueille le plus d’organisations internationales au monde (siège européen de l’ONU, le CICR, l’OMS, l’OMC, le CERN, etc.), ce qui lui confère un caractère très cosmopolite. Plus grande agglomération de la partie francophone de la Suisse, elle abrite également de nombreux médias.

Les locuteurs de l’enquête vivent tous à Genève ou dans des communes avoisinantes (Anières, Collonge-Bellerive, Cologny, Confignon, Hermance, Onex, Meinier et Vandoeuvres.) où ils ont passé la majorité de leur vie. Elle a été réalisée dans le cadre d’un cours de phonétique-phonologie donné par Anne Catherine Simon à l’Université de Genève. Les étudiants devaient tous enregistrer quelques locuteurs suisses de leur entourage. Les enregistrements ont été réalisés au domicile des enquêtés, au moyen d’un enregistreur numérique et d’un micro externe. Le protocole effectué est le protocole PFC standard, sans ajout de listes de mots supplémentaires, ni d’un paragraphe en plus dans le texte PFC, comme c’est le cas pour les enquêtes suisses de Neuchâtel, Nyon et Martigny.

Les 9 locuteurs se répartissent de la manière suivante :

  1. 5 femmes et 4 hommes.
  2. 3 tranches d’âge sont couvertes avec 2 locuteurs entre 21 et 25 (1 femme et 1 homme), 4 entre 43 et 49 ans (2 femmes et 2 hommes) et 3 entre 55 et 61 ans (2 femmes et 1 homme).
  3. 4 niveaux d’études : I = apprentissage (= formation d’une durée de 2, 3 ou parfois 4 ans, en entreprise avec un ou deux jours par semaine de cours dans une école professionnelle) plutôt technique, II = apprentissage orienté commerce/bureau, III = maturité et IV = études universitaires.

L’enquête comprend 2 locuteurs de niveau I, 2 de niveau II, 2 de niveau III et 3 de niveau IV.

enquete-sva

PFC Nyon

L’enquête a été réalisée en hiver 2002 à Nyon et dans ses environs. Les enregistrements ont été effectués par Helene N. Andreassen, Norvégienne et étudiante de Cand. Philol. (= master) de l’Université de Tromsø, Norvège, sous la direction de Chantal Lyche, de nationalité française et professeur de linguistique française à l’Université d’Oslo. Les transcriptions et codages ont été effectués par Andreassen, vérifiés par Julien Eychenne en 2002, puis par Isabelle Racine et Marion Didelot en 2014 afin de préparer la publication de Variations of Spoken French (Detey et al., 2016). Cette enquête a pu être réalisée grâce au financement de l’Université de Tromsø.

Nyon, petite ville d’un peu plus de 20’000 habitants, fait partie du canton de Vaud, le plus grand canton suisse entièrement francophone. Chef-lieu du district du même nom, elle se situe à mi-chemin entre les villes de Genève et de Lausanne. Entourée de vignobles, la ville se trouve au bord du lac Léman mais également au pied du Jura. Nyon est connue dans le monde du sport en Europe puisqu’elle abrite le siège de l’UEFA. Par ailleurs, chaque année, en juillet, plus de 200’000 festivaliers envahissent la ville pour assister au plus grand festival de musique en plein air de Suisse, le Paléo Festival. Ce festival, qui fait partie des événements musicaux majeurs de la scène européenne, a célébré en 2016 son 40ème anniversaire.

Les 12 locuteurs du corpus se répartissent de la manière suivante : 5 femmes et 7 hommes. 3 tranches d’âge sont couvertes avec 5 locuteurs entre 30 et 32 (2 femmes et 3 hommes), 5 entre 46 et 59 ans (2 femmes et 3 hommes) et 2 entre 65 et 70 ans (1 femme et 1 homme). Les 12 locuteurs de l’enquête vivent tous à Nyon ou dans des villages environnants (Begnins, Founex, Gland, Prangins), région où ils ont passé la majorité de leur vie. Ce sont des amis de l’enquêtrice, ainsi que des membres de leurs familles, des voisins et des amis. Les enregistrements ont dans la majorité des cas été réalisés au domicile des amis de l’enquêtrice, au moyen d’un enregistreur numérique et d’un micro externe. Les amis de l’enquêtrice sont de ce fait présents dans plusieurs conversations libres.

Au protocole habituel du projet PFC ont été ajoutée 1 liste de 37 mots, dont la première partie a été développée par VALIBEL (Belgique), et la deuxième en collaboration avec Cécile Fougeron, Université de Genève (code des fichiers : s). Cette liste contient des phénomènes spécifiquement intéressants pour les variétés de Suisse romande (réalisation de consonnes finales : sourcil, nombril ; opposition de longueur en finale : ami–amie, bleu–bleue ; voyelles moyennes en finale : mot–maux, mettrai–mettrais ; diérèses : nuage, nuée). En outre, le texte à lire comprend un paragraphe supplémentaire, également développé par VALIBEL (code des fichiers : p)

enquete-13b

PFC Aix-Marseille

Le point d’enquête PFC Aix-Marseille a été réalisé en 2003-2004 dans la région marseillaise par Annelise Coquillon. Marseille est une commune d’environ 800 000 habitants (2e ville de France), située dans le Sud de la France sur les bords de la mer Méditerranée. De par sa situation géographique, cette ville portuaire jouit d’une grande diversité économique et d’un fort brassage de populations. Le provençal, dialecte de l’occitan moyen, y était communément parlé jusqu’au XIXème siècle et est resté la langue maternelle de nombreux locuteurs jusqu’au début du XXème. Le français parlé dans la région marseillaise présente ainsi de nombreux traits issus de cette langue régionale.

L’enquête comprend 8 locuteurs d’une même famille : 3 femmes et 5 hommes, sur trois générations. Il s’agit d’une famille originaire de Septèmes-les-Vallons (commune de Marseille) dont certains membres ont emménagé dans des villes avoisinantes (Aix-en-Provence, à 20 km) ou dans le centre de Marseille. Tous n’ont que peu voyagé, et lorsque c’est le cas, toujours dans un cadre de séjours touristiques (inférieurs à 1 mois). Ils sont issus de milieux socio-économiques moyens ou ouvriers. Les deux locuteurs les plus âgés (82 ans) parlent couramment provençal, l’ayant eu comme langue maternelle en même temps que le français. La 2nde génération (45, 53, 57 et 58 ans) le comprend mais ne le parle pas ou peu. Les plus jeunes (27 et 31 ans) n’ont que quelques notions de cette langue régionale.

Il s’agit de la belle-famille de l’enquêtrice, qui fait donc partie de leur cercle proche depuis une dizaine d’années. Les enregistrements ont ainsi pu avoir lieu aux domiciles respectifs des locuteurs, au moyen d’un enregistreur numérique et d’un micro externe.

PFC Lacaune

L’enquête PFC à Lacaune (Tarn) a été réalisée en février/mars 2002 au cours d’un voyage d’études auquel ont participé une douzaine d’étudiants de français de l’université d’Osnabrück, sous la direction de Trudel Meisenburg (professeur de linguistique romane) et Birgit Lonnemann, à l’époque étudiante doctorante à Osnabrück. Le titre du voyage qui a pu être réalisé grâce au financement de l’Université d’Osnabrück (Faculté de Linguistique et de Lettres ; Office International) et du service allemand d’échanges universitaires (DAAD) était À la recherche du français du Midi (et de l’occitan !) (cf. http://www.home.uni-osnabrueck.de/tmeisenb/exkursion/fr/index.htm). L’intérêt ne portait donc pas seulement sur le français, mais aussi sur l’occitan : en 1977 Trudel Meisenburg avait effectué des enquêtes sociolinguistiques sur le rôle de l’occitan à Lacaune (cf. Meisenburg 1985 et 1992), et un des objectifs de notre voyage d’études était de reprendre ces enquêtes et d’étudier l’évolution de la situation linguistique dans cette région.

Lacaune est une petite commune dans la partie orientale du département du Tarn, près de la frontière avec l’Aveyron et l’Hérault. La ville est à l’écart des voies de communication importantes, blottie dans les Monts du même nom, mais, dans un rayon d’environ 40 km, Lacaune est la plus grande ville et joue donc, à une petite échelle, le rôle d’un centre. Au moment de l’enquête, Lacaune comptait un peu moins de 3.000 habitants dont 7,3% étaient de nationalité étrangère. La plus grande partie des étrangers venaient du Portugal, mais il y avait aussi quelques familles maghrébines. Presque les trois quarts de la population étaient nés dans la région, 10% à l’étranger. Le plus grand employeur à Lacaune était l’industrie de salaisonnerie/charcuterie. Presque la moitié de la population active (= 1.236 personnes) travaillait dans ce secteur. Les emplois dans la construction représentaient 9%, et 5% de la population active travaillaient dans l’agriculture. En vue du total, moins de 3% de la population vivaient dans un ménage où la personne de référence était agriculteur exploitant.

Pour l’enquête PFC de Lacaune, la recherche sur la phonologie du français a été liée à l’exploration de l’occitan : pour l’entretien semi-directif, les enquêtrices se sont servies du questionnaire que Trudel Meisenburg avait utilisé pour ses interviews à Lacaune en 1977. Nous avons donc demandé aux sujets s’ils savaient parler (ou comprendre) l’occitan, comment ils l’avaient appris, avec qui ils le parlaient, ce qu’ils pensaient de son avenir etc.

Le choix des sujets s’est effectué surtout parmi les gens de la connaissance de Trudel Meisenburg. Tous les sujets retenus sont nés à Lacaune même ou dans les environs immédiats et ils y ont passé pratiquement toute leur enfance et leur jeunesse. Ils proviennent de milieux socioprofessionnels divers, travaillant ou ayant travaillé dans la charcuterie ou dans l’agriculture, dans une exploitation forestière ou à l’office de tourisme, comme secrétaire, documentaliste, professeur ou vendeuse.

Nous avons fait beaucoup d’efforts pour avoir des proportions à peu près équilibrées entre les sexes et les tranches d’âge, mais nous n’y sommes pas parvenues : il y a une légère majorité de femmes (7/12), et une nette majorité des 60 ans et plus (6/12) : Ce sont les personnes qui ont été les plus accessibles. Les autres 6 se répartissent équitablement sur les 3 tranches restantes (20-30, 30-50, 50-60 ans).

Les enregistrements ont été effectués par Trudel Meisenburg et Birgit Lonnemann. En général, une autre étudiante du groupe y a assisté avec nous. Les transcriptions et codages ont été effectués par Birgit Lonnemann et Nele Schmidt (Université d’Osnabrück) et de Trudel Meisenburg.